| Teacher and adult educator training: convergences and divergences | | Print | |
| | 12.03.2010 | Practice - Articles [en] [fr] | ||||
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Compulsory schooling is the child of the Industrial Revolution: knowing how to read, write, calculate and measure etc., in order to participate in the development of industrialisation. Less than a century later, continuing education contributes to the realisation of the "knowledge-based economy" of a society in rapid transformation. Continuity of development, but also differences and ruptures between these two dynamics.
Le raccourci est certes sommaire et peut-être réducteur : la formation des adultes n’est pas née durant la seconde moitié du 20e siècle ; les Eglises, les corporations, les associations professionnelles, des sociétés diverses en assumaient de longue date la responsabilité et la charge. Ce qui pourtant mérite de retenir l’attention, au-delà de la description détaillée de cette double dynamique institutionnelle de formation, ce sont les tendances lourdes convergentes, similaires ou largement divergentes, voire contradictoires entre les processus de développement de l’institutions scolaire et de la formation continue. Une première tendance lourde similaire, qu’il s’agisse de la formation des enseignants ou des formateurs d’adultes : la mise en place de filières de formation sous l’égide et la reconnaissance de l’Etat, l’offre d’une panoplie diversifiée de titres, de diplômes, une tertiarisation, une prolongation des formations, une tendance à la théorisation, à l’intellectualisation et la naissance presque saisonnière de nouveaux jargons, de modèles méthodologiques sans cesse renouvelés, etc. Les deux mondes ont connu et connaissent un développement important des secteurs de la recherche, de l’évaluation, des procédures qualité et une augmentation proportionnelle de la masse de documents et de textes législatifs à lire, à conserver, à remplir, comme si « professionnalisation » et « bureaucratisation » allaient de pair. A l’inverse, du moins à l’heure actuelle, aucun titre n’est requis pour assumer d’importants mandats de formation continue au sein d’entreprises privées ou d’organismes associatifs alors que l’obtention d’une charge d’enseignement dans une école ou une université requiert par principe un titre scientifique et pédagogique reconnu. Le formateur d’adultes, lorsqu’il n’est pas « scolarisé » par l’organisme qui l’engage (école professionnelle, haute école, université, etc.) est jugé et engagé par son employeur sur d’autres critères : sa « renommée » en terme d’efficacité, d’efficience ; sa connaissance de la culture de la branche, de l’entreprise ; sa capacité à produire et à engendrer au sein d’une entreprise, d’un atelier des changements, des innovations utiles, etc. De fait, pour l’employeur, la qualité du formateur découle largement du bénéfice et du nouvel acquis que peut faire naître la formation dispensée : diminution des conflits, de l’absentéisme, amélioration de l’ambiance de travail, de la qualité de la production, diminution des rebuts, etc. Indéniablement la formation continue, selon la perspective brièvement esquissée ci-dessus, est en train d’enrichir notablement la dynamique et la qualité des formations de type « scolaire » (hautes écoles, formations professionnelles supérieures, universités) en mettant au centre du processus de formation la notion de compétence (voir à ce sujet, pour la définition de la compétence, les travaux et les interventions formatrices menés depuis des décennies par Guy Le Boterf ). D’autres divergences encore : la formation continue relève très largement du secteur privé (environ 80%), la formation « scolaire » de l’Etat et des pouvoirs publics (la part de l’école privée est peu importante en Suisse). Le métier d’enseignant est un métier premier ; celui de formateur d’adultes est généralement un métier second ou une profession accessoire, complémentaire au sein d’une institution publique. Les prestataires de formation indépendants couvrent environ le 15% de l’offre. Ils ne bénéficient bien entendu pas des conditions cadres de l’Etat (prestations sociales, grille salariale, sécurité de l’emploi et des revenus). La rétribution d’un formateur indépendant est en moyenne de € 1000. — à € 2000. — par journée (2006), mais peut aller au-delà selon ses compétences et les besoins des entreprises. Les filières de formation des formateurs d’adultes ont connu ces dernières années une diversification et une spécialisation à l’instar de celle vécue par les formations scolaires dès le début des années cinquante : formation de formateurs pour populations immigrées, pour personnes illettrées, pour chômeurs, etc. La dynamique de groupe a fait son apparition. On peut cependant regretter dans les deux cas l’absence de l’apport de la psychanalyse dans la formation relationnelle : image et défense du moi, transfert et contre-transfert, jeux de pouvoir, manipulation pédagogique, amour-haine, etc. |
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